Instagram    Facebook    Pinterest    Twitter

Écosse: trois jours coupés du monde

03 novembre 2019
4 minutes de lecture



Lors de nos recherches de cottages il y a plusieurs mois, nous avons trouvé plusieurs logements dans une région que nous ne connaissions pas. L’un d’eux a particulièrement retenu notre attention. L’annonce précisait clairement que le magasin le plus proche était à une heure de route en voiture, que le téléphone ne passait pas et que seule une petite connexion wifi était disponible au cottage. De quoi lire ses mails et consulter rapidement les réseaux sociaux.

S’organiser


Trois chambres, un petit salon cosy avec son poêle à bois et sa vue sur la nature sauvage et hostile du Glen Lyon, une cuisine toute équipée, une jolie salle de bain. Et la faune locale à portée de regard.
Si nous avons eu quelques difficultés à trouver le lieu, nous avons aussi été secourus par un couple britannique adorable qui s’est plié en quatre pour nous aider à trouver notre petit coin de paradis. Après quelques errements, nous étions donc enfin arrivés.
Comme promis: aucun réseau téléphonique. Et comme promis, la nature sauvage dans toute sa splendeur. Un troupeau de moutons que l’on aperçoit au loin, le brame du cerf que l’on entend au milieu de la nuit. Et le silence.



Nous avions pris nos précautions et fait suffisamment de courses pour vivre en autonomie pendant 3 jours. J’avais élaboré les menus (simples) à l’avance et acheté tout ce qu’il fallait pour ne manquer de rien. Petits déjeuners, déjeuners et dîners. Pas question de se dire que nous irions manger à l’extérieur en cas de pénurie. Aucun restaurant à moins d’une heure. Et puis c’était amusant pour les enfants, se sentir un peu comme des Robinsons.




Revivre


Alors ces trois jours loin de tout nous les avons occupés de manière simple. On s’est retrouvé. Vraiment. On a pris davantage le temps de jouer avec nos enfants. On s’est contenté de chercher les animaux par la fenêtre, de regarder le feu crépiter dans la cheminée. On a bu du thé, et on a marché.
Nous avions repéré plusieurs sentiers de randonnée, sans trop de dénivelé et accessibles aux enfants sans que la balade ne tourne au calvaire pour tous pour cause de « j’en ai marre, je suis fatigué, je veux rentrer ».
On s’est habillé pour la météo, fraîche et pluvieuse, et on est allé explorer les paysages du Glen Lyon. On a longé son Loch dont on disait autrefois qu’il était la porte d’entrée des fées. On a vu beaucoup de pluie et pas trop de fées mais cette balade était fantastique. Entre averses et éclaircies, entre l’envie de rentrer de sécher au coin du feu et celle de regarder encore l’exceptionnel arc en ciel qui pointe le bout de son nez.




Et puis un soir, l’alerte que j’ai enregistrée sur Twitter sonne et nous prévient: il y a des aurores boréales en Écosse. À quelques kilomètres de nous. On se couvre à la hâte, on sort en chaussons dans le froid mordant, on éteint toutes les lumières pour habituer nos yeux à l’obscurité et on attend. On espère. On ne verra pas l’aurore boréale tant espérée mais on est tous les quatre sous un plaid à regarder à travers l’immense fenêtre du salon. À rêver à ce que l’on pourrait voir dans le ciel, à s’amuser du brame des cerfs qu’on entend tout près.

Ces trois jours ont été une vraie bouffée d’air. Au sens propre comme au sens figuré. Ils étaient à mille lieux de notre quotidien de citadins mais nous ont finalement fait plus de bien que de mal.
C’est une expérience humaine et de voyage que je vous recommande vivement et si l’envie vous prend d’aller guetter les animaux et marcher à la recherche des fées alors voici le lien de ce joli petit cottage où rien ne manque. À part vous peut être?