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Onze heures quarante cinq

13 novembre 2015


Cela fait maintenant huit ans que j'ai cessé mon activité professionnelle. Par choix, par conviction et par envie de profiter pleinement des jeunes années de mes enfants. Pour ne rien manquer, pour être là à chaque instant.

Pourtant parfois les questions me taraudent. Mais je les balaie assez vite d'un revers de la main, consciente de tous les changements que cela impliquerait pour les enfants, pour notre couple, notre famille, pour moi.

Et puis que deviendrait cette heure importante? Onze heures quarante cinq. C'est l'heure à laquelle je récupère mon plus petit. Celle où il m'attend assis sur le petit banc de sa classe avec 1 ou 2 copains et sa maîtresse. C'est l'heure où je le retrouve, où il reprend comme un grand ses petites affaires au porte-manteau, où il me montre l'installation du "parcours" dans la salle de motricité. C'est l'heure où il me raconte sa matinée, les jeux dans la cour avec Oscar, Victor et Esteban, la peinture, la pâte à modeler, les chansons. Celle où je découvre ce qu'il a fait, les nouveaux dessins, les petits bricolages. L'heure où je l'observe quitter fièrement son école, d'un pas assuré.

Onze heures quarante cinq c'est la fin de sa journée d'école puisque j'ai fait le choix de ne l'y envoyer que le matin. C'est aussi la fin de ma petite matinée sans enfant! Ces heures qui passent trop vite me permettent de faire sans eux ce que je ne peux faire d'habitude, de travailler pour le blog, de répondre à mes mails, d'aller à certains rendez vous.

Midi moins le quart... C'est l'heure qu'il attend, celle qui le rassure un peu aussi, c'est la question qu'il me pose chaque matin avant de rentrer en classe: "tu viens me chercher à midi moins le quart maman?". Bien sûr mon chéri, je serai là.

La cloche sonne, c'est l'heure.


  
Mathis porte un jean Monoprix, un manteau Zara, un polo et des boots Jacadi.