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Y retourner. Ou pas.

29 janvier 2015

Il y a quelques années, j'étais navigante.
Après des études littéraires puis linguistiques je prévoyais de m'orienter vers une école de traduction. Jusqu'à ce qu'au cours d'un déjeuner chez des amis je rencontre un commandant de bord et qu'il me suggère de mettre mes connaissances en anglais au service d'une compagnie aérienne.
L'idée a fait son petit bonhomme de chemin. J'ai lancé les démarches, trouvé une école, passé mon Certificat Sécurité Sauvetage (devenu depuis le CFS) et démarché des compagnies aériennes. Beaucoup.

J'ai adoré cette formation, j'étais presque accro, mes parents servaient de cobayes "secourisme", je potassais mes fiches sécurité à chaque instant. Un coup de foudre. Tout m'intéressait, tout me plaisait.

Le diplôme en poche, j'ai donc envoyé beaucoup de cv et de lettres de motivation, j'ai rejoint les forums spécialisés et c'est là que j'ai appris qu'une nouvelle compagnie allait voir le jour: L'Avion.
Du Paris-New York en business class, une toute petite compagnie, un seul avion pour commencer. Et un OUI.
J'étais reçue, admise, au sein de cette nouvelle compagnie aérienne.

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La grande aventure!
Découverte de l'avion, des procédures de sécurité, de service, rencontres par dizaines, navigant(e)s, pilotes, passagers (plus ou moins sympas ;-) ). Et puis New-York, enfin. La ville de mes rêves, 2,3,4 fois par mois.
Et puis LA rencontre. Mister C., un vol, une soirée de départ d'une collègue et 8 ans plus tard nous sommes passés de 2 à 4.

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Et huit ans plus tard, vous dire que les avions ne me manquent pas serait un gros mensonge. Même si tout n'a pas été rose, j'aimais mon job. Il m'a beaucoup apporté, parfois attristé, mise en colère et parfois je sens la nostalgie pointer son nez.

C'est une discussion que nous avons souvent eue avec Mister C. Et si j'y retournais? J'ai commencé quelques démarches, préparé des cv pour finalement abandonner cette idée.
Car oui, il y a un gros MAIS.
Désormais nous ne sommes plus 2, mais 4. Et ce sont bien mes enfants qui me retiennent. L'idée de devoir les confier, sans doute à une jeune fille au pair, me paralyse.

Que les choses soient claires, je ne porte aucun jugement sur les choix professionnels des uns ou des autres, je partage ici simplement un point de vue et MON ressenti.

Je suis tombée ce matin sur un petit article d'une mère de famille qui expliquait jongler sans cesse avec les nounous, jusqu'au jour où son fils lui a demandé "maman j'ai fait quoi pour que tu veux pas rester avec moi?".

Voilà. Tout était dit. C'est ça le "ou pas".

Alors pour l'instant je n'y retourne pas. Et qui sait, peut être n'y retournerai-je jamais.
Mais j'assume. À peu près ;-)


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